Annuaire association

Supprimer toutes les publicités avec l'asso-pack + ?
Commander !

Cotizasso, gérer les cotisations de vos adhérents

Le Chagrin d'Hölderlin à Ramdam, un centre d'art Posté le 07/12/2017 - Par Equipe de Création Théâtrale SPECTACLE THEATRE

L'Équipe de Création Théâtrale reprend Le Chagrin d'Hölderlin, avec le soutien de Ramdam, un centre d'art

 

Ma vocation à moi

Est de célébrer les choses sublimes ; c'est pourquoi Dieu

M'a donné le langage et mis la reconnaissance dans mon coeur.

            Hölderlin

 

La presse

 

 

 

avec Élisa Bernard et Heloise Zahedi
mise en scène Chantal Morel
scénographie Sylvain Lubac, Maud Destanne de Berni 
création sonore Patrick Najean

Plus d'infos

 

à RAMDAM

16 chemin des Santons

Sainte Foy-lès-Lyon

 

 

Le Chagrin d'Hölderlin est créé au Petit 38, par l'équipe de Création Théâtrale en collaboration avec le collectif Midi/Minuit. Il est joué pour la première fois du 20 Janvier au 12 Février 2017, sans annonce fanfaronne, et son public est là : 400 personnes se sont pressés sur les planches du Petit 38 qui ne compte pourtant que 30 places.

Il est prolongé jusqu'au 26 Février, puis une nouvelle fois jusqu'au 2 avril : en tout 33 representations pour 756 spectacteurs.

 

L'Équipe de Création Théâtrale prépare d'ores et déjà une tournée dans la Région Auvergne-Rhône-Alpes, à partir du mois de mars 2018.

 

 

Friedrich Hölderlin, exhausser la vie

 

 

 

"Friedrich Hölderlin naît le 20 mars 1770 à Lauffen sur le Neckar ... En Souabe, ce n'est pas encore l'Allemagne, la Souabe n'est qu'une poussière de minuscules principautés... Si il fait beau, on voit dans son ciel le reflet d'une clarté italienne.. Au début il y a la maison natale, c'est l'ancienne ferme du couvent... Le père de Hölderlin, Heinrich, a grandi dans cette ferme, Johanna la mère est fille de pasteur... Elle a décidé par avance de vouer son premier-né, si c'est un garçon, au service du seigneur. Au bout de 4 ans, Friedrich vient au monde. Fritz, Hölder, Hölderle, Hölderlin... Il est baptisé dès le lendemain. [...]

Il part au grand séminaire de théologie protestante, le Stift de Tübingen. On s'y lève en hiver à six heures du matin, en été à cinq heures pour se rendre, toilette faite et correctement habillé directement à la prière. Il est recommandé de se contenter de la soupe du matin, le thé ou le café sont parfaitement superflus. Sont interdits tous les livres qui pourraient distraire les pensionnaires de leurs études, la lecture de romans est punie du cachot. On est là pour la théologie, le latin et le grec, l'hébreu. On est là pour devenir pasteur. Pratiquer la poésie est suspect.." ¹

 

Hölderlin ne deviendra jamais éclésiastique, et quittera le séminaire de Tübingen en 1793, non sans y avoir rencontré Hegel et Schelling, qu'il influença dans la création du courant de l'idéalisme allemand. Les trois pensionnaires partagèrent l’enthousiasme de la jeunesse pour la révolution française et pour le nouveau règne de la liberté qui semblait s’y réaliser.

Mais l'amitié qui lie Hölderlin à Hegel vacillera sur des conceptions radicalement différentes. Quand ce dernier tente d'élaborer une philosophie globale et systématique à partir d'un raisonnement objectif, la nature spontanée et exaltée de Fridriech Hölderlin défend que la connaissance du monde ne peut être approchée que par l’approximation infinie de l'acte esthétique. Son œuvre est une célébration constante de l’expérience sensible. Il ne cherche alors qu'à mesurer et à représenter le mouvement de la vie dans toute sa profondeur par des moyens poétiques.

 

"Les idées d'Hölderlin sont des météores, des pierres tombées du ciel et non pas des blocs issus de quelque carrière terrestre, aux faces bien polies et se superposant à un mur rigide." (Stefan Sweig)

 

Un tournant décisif dans sa vie est l'obtention d'un poste de précepteur dans une maison appartenant à un riche banquier de Francfort, Jakob Gontard. Hölderlin rencontre en Susette Gontard - qui lui inspirera « Diotima » dans ses poèmes et dans son roman Hypérion - le grand amour de sa vie. Le bonheur de cette relation ne dure pas : le mari la découvre, et elle est incompatible avec l'époque. Pourtant, ils continuent à correspondre et à se rencontrer secrètement.

L'extrème sensibilité du poète ne lui permet pas de rester très longtemps en poste dans tous les endroits où il ne peut se consacrer entièrement à l'acte de création. Il s'en trouve rapidement éloigné de la vie mondaine, considéré comme fou. Les trente-six dernières années de la vie d'Hölderlin se déroulent à l'ombre de ses contemporains, chez le menuisier Ernst Zimmer à Tübingen, chez lequel il ne cesse jamais d'écrire. Il meurt le 7 juin 1843.