Le Festival à Grenoble du 2 au 8 mai

Le Festival de Caves 2014 à Grenoble

 

Le Festival de Caves s'installera à Grenoble du 2 au 8 mai 2014 avec 5 spectacles :

 

 

Du domaine des murmures : les 2, 3 et 4 mai 2014

De Carole Martinez

Adaptation et mise en scène de José Pliya

Assisté de Danielle Vendé

Avec Léopoldine Hummel

Costumes de Man Popo

Lumières de Sosthène

Coproduction La Caravelle

 

D’après le roman Du Domaine des murmures de Carole Martinez, prix « Goncourt des lycéens », Gallimard 2011.

 

C'est sous la forme du monologue que je veux explorer Du domaine des murmures de Carole Martinez.

Une comédienne, une voix, dans une scénographie qui convoquera ombres et lumières, vivants et morts, épure et musicalité.

Toute mon œuvre théâtrale est traversée par la question de la relation des fils aux pères et des pères aux fils. Ce qui me séduit dans Du domaine des murmures, c'est l'idée d'explorer la relation des filles aux pères, des mères aux fils.

Mon adaptation théâtrale prendra la forme, d’une part, d'une adresse d'une jeune fille/mère de 17 ans à ses pères : le terrestre et le céleste et d’autre part, d’une adresse à son fils. Elle aura à cœur de leur dire ses vérités et ses secrets, ses choix et ses désirs, ses doutes, ses douleurs, ses espoirs et tout l’amour qu’elle porte en elle.

Un amour hors norme.

Il s'agit en somme de la prise de parole d'une jeune fille qui, pour être maîtresse de son destin, pose un acte d'une rare radicalité. On travaillera le paradoxe qui veut que ce soit en s'emmurant qu'elle trouve sa liberté.

José Pliya

 

 

A Gorge dénouée : Les 5 et 6 mai 2014

D’après l’œuvre Ghérasim Luca

Adaptation et mise en scène de Jean-Michel Potiron

Avec Pearl Manifold

Coproduction Théâtre à Tout Prix

 

Au commencement, je projetais de réaliser un texte de Christian Prigent, tiré de son recueil : Une erreur de la nature où il parle de la littérature, des prétendues obscurité et illisibilité des poètes, notamment de l’inaccessibilité de Ghérasim Luca.

 

Faisant suite à Un Petit Godard réalisé l’an passé au Festival de Caves où j’abordais les idées sur l’art de Jean-Luc Godard, cette nouvelle création devait traiter des idées sur la littérature de Christian Prigent.

En seconde partie de ce nouveau spectacle et en illustration de la théorie, je souhaitais faire écouter des poèmes de Ghérasim Luca.

Très vite, je me suis aperçu qu’il fallait faire disparaitre le théoricien (dont le magnifique texte : Une erreur de la nature demeure en arrière-plan) et céder la place au poète.

Nous donnerons chair à cette langue prétendument inabordable.

Outre l’opportunité d’engager une nouvelle collaboration avec le Festival de Caves et de travailler avec l’une de ses comédiennes « fétiches » (Pearl Manifold prêtera son corps et son esprit à cette langue de nulle part *… tandis que j’assurerai la mise en scène), cette nouvelle création nous fournira l’occasion de réaliser A Gorge dénouée, un spectacle de poésie, autrement dit un objet de théâtre hors-catégorie, une échappée au réel, un spectacle hors d’ici.

Jean-Michel Potiron

 

* « La langue de tous n’est celle de personne »

 A quoi bon encore des poètes /Christian Prigent

 

Joseph G. : le 7 mai 2014

D’après Les Journaux de Goebbels

Texte de Thomas Lihn

Mise en scène de Raphaël Patout

Assisté d'Anne-Laure Sanchez

Avec Pierre-François Doireau

Costumes de Sigolène Petey

Coproduction La Chambre-Noire Théâtre

 

Hitler, Himmler, Goering, Goebbels... des noms irrévocablement associés à la barbarie, à l'ignominie la plus sauvage, à l'inhumanité la plus profonde. Ils prennent valeur de mythes dans l'histoire du vingtième siècle. Des mythes obscurs, il va sans dire.

J’ai étudié l’histoire de ces personnages au cours de mes études, je les ai vus dans des documentaires à la télévision, j'ai lu des témoignages relatant les faits de leur politique désastreuse. Cependant, ils demeurent pour moi des images lointaines.... Peut-être l'horreur extrême de leurs actes reste-t-elle difficilement concevable ?

Tout ceci semble tellement inimaginable…

En lisant les journaux personnels tenus par Goebbels, ministre de la culture et de la propagande, quelque chose s'incarne qui détruit le mythe. Il y est décrit le quotidien du troisième Reich, comment tout a été orchestré grâce à la propagande, comment des individus bien réels, avec leur vie, leur famille, leurs émotions, ont organisé un système totalitaire qui a exterminé des millions d'êtres humains.

En mettant en scène Goebbels, sa mélancolie, ses joies, son désir de trouver un guide et de devenir fanatique, il ne s'agit à aucun moment d'excuser l'inexcusable, mais plutôt de revisiter le questionnement qu’impose cette barbarie au cœur même de l'humain. Les ravages du nazisme ont été perpétrés par des hommes bien vivants et non par des personnages mythologiques.

Raphaël Patout

 

 

Mémoires d’une robe rouge : le 8 mai 2014

D'après La mémoire de l’air de Caroline Lamarche et Je suis un mage d’Olivier Cadiot

Une proposition d’Anne-Laure Sanchez

 

« J'ai trop chaud.

J'enlève ma robe rouge ?

Je déroule le bandage de coton crème enroulé autour de mon ventre pour contenir mes angoisses.

On dirait une momie. »

Une femme se souvient qu'elle a été violée.

Comment parler du viol de manière universelle ?
J'ai peur d'être féministe.

Une robe rouge... je retrace un chemin.

Anne-Laure Sanchez

 

Ce quelque chose qui est là... : du 2 au 8 mai 2014

D'après La nuit tombée d'Antoine Choplin

Mise en scène par Chantal Morel

Avec Roland Depauw et François Jaulin

Musique Patrick Najean

 

Tout le spectacle... ici !

 


Tarifs : 7 / 10 / 12 €

 

Réservations indispensables au : 03 81 61 79 53 à partir du 15 avril ou à festivaldecaves@gmail.com dès maintenant !

 

 


Mode d’emploi

 

Comme son nom l’indique, les spectacles sont joués dans des caves, sous-sols et autres petits lieux de France et d’Europe. Les lieux sont tenus secrets, c’est pourquoi il faut absolument réserver.

La veille du spectacle, l’équipe du Festival contacte chaque spectateur afin de lui indiquer un lieu de rendez-vous.

Le jour de la représentation, les spectateurs et l’équipe du Festival se retrouvent au lieu du rendez-vous à partir de 19h30. Une fois la billetterie assurée, les spectateurs sont menés à pied jusqu’à la cave où se déroule le spectacle.

Compte-tenu de la petitesse des lieux et pour des questions de sécurité, le nombre de spectateurs est limité, suivant les lieux, à une trentaine de spectateurs.

Il faut penser à se munir de vêtements chauds. En plein milieu du printemps, certaines caves gardent encore la fraîcheur de l’hiver.



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